Archives Mensuelles: janvier 2012

Rendez vous pour le grand jeu!

C’est aux puces que ça s’passe

Au jeu de balle bien entendu et à 14h pétantes (on trainera pas)

…y a pas de transports en commun, alors viens par tes propres moyens!

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Petites précisions à propos du « grand jeu » du 30 janvier.

Suite aux confusions qui semblent présentes quant à l’appel: « Et si on jouait », quelques clarifications:

Dans le cadre de la grève générale du lundi 30 Janvier, nous invitons à un rassemblement toutes les personnes qui n’ont pas de lieux de travail à bloquer ou qui ne veulent pas s’en contenter mais aussi tous celles et ceux qui veulent simplement se retrouver.

Rien de bien mystérieux! Mais, vue la difficulté à se réunir ces derniers mois à Bruxelles sans en avoir l’autorisation, nous avons choisi de donner le lieu de rendez-vous à 13h précises sur ce site, sur bxl.indymedia.org et au numéro: 0487 / 78 37 28.

A vos jeux, prêts, partez!

Petite invitation à jouer

On nous dit qu’il y a une crise.
Il y aurait même un nouveau gouvernement pour la gérer.
On nous dit de faire un effort, de nous serrer la ceinture et que si chacun y met du sien on va s’en sortir.
Mais sortir de quoi et comment ?
Nos vies nous échappent et on ne sait pas trop bien pourquoi. On bosse, on cherche du boulot ou on se débrouille pour ne pas en avoir. Mais l’argent nous a été imposé et est devenu indispensable à la survie.
“Il faut bien gagner sa vie”. Mais en bossant ce n’est pas nos vies que l’on gagne, tout juste de l’argent. Et encore, bien souvent pas assez pour vivre à notre aise… Sans compter tous les plaisirs à côté desquels on passe ; enfermés à l’usine ou au bureau.
Heureusement, ces humiliations ne sont pas toujours acceptées la tête baissée. Bien des gestes d’insoumission viennent le prouver au quotidien.
Suite à l’annonce des “mesures d’austérité”, des travailleurs se mettent en grève sauvage, des milliers de personnes descendent dans la rue, bloquent les principales entrées des villes,… Le temps de journées circonscrites, un certain mécontentement s’exprime.
Pendant ce temps-là, les syndicats négocient la sauce à laquelle nous allons être mangés, histoire de nous faire avaler la pilule de l’exploitation salariale en nous donnant des miettes pour calmer nos appétits de liberté. Mais nous savons que les éventuels “acquis sociaux” que l’Etat pourrait concéder ne sont que poudre aux yeux et qu’ils nous seront retirés quand l’Etat le décidera ou quand le marché estimera en avoir besoin pour la bonne marche du capital.
Nous voulons reprendre nos vies en mains. Décider par et pour nous-mêmes ce que nous  voulons faire, avec qui, pourquoi et comment. Sans chefs, sans dirigeants, sans devoir écraser l’autre pour vivre nos désirs. Et cela ne se monnaye pas. Tout l’argent du monde ne nous offrira jamais ça et aucun gouvernement n’a intérêt à ce que cela se réalise.
De la jeune brimée dans ses désirs par l’école qui la prépare au monde du travail, au vieillard qui voit sa pension fondre comme neige au soleil, en passant par le sans-papiers qui sera régularisé à condition d’être rentable. L’employé qui n’aime pas son boulot mais qui doit bien manger. L’ouvrière qui malgré son temps-plein a du mal à joindre les deux bouts. L’“étranger” qui se galère parce qu’il a la peau trop mate. Le père et/ou la mère qui veut voir ses enfants grandir. Le taulard emprisonné parce qu’il a pris ce dont il avait besoin. La détenue qui se révolte contre l’enfermement. La cigale musicienne qui se retrouve à commercialiser sa passion. La chômeuse culpabilisée parce qu’elle profite du système. Le chômeur rabaissé parce que sans travail il n’a pas d’existence sociale, l’usée de la vie qui ne profitera pas de sa retraite,…
Pour eux nous ne sommes que des pions sur l’échiquier de leurs intérêts.
Nous ne sommes que des pions ? Et bien jouons !
Jouons, et débordons du plateau. La grève générale nous offre un terrain de jeu peu habituel où les règles ne sont plus imposées, mais à inventer.
Lundi 30 janvier, déclarons échec et mat au capital, à l’Etat, aux gestionnaires des luttes et voyons les coups qu’il nous reste à jouer, à donner.
Que les fous prennent la tour, brûlent la couronne de la reine et marchent sur la tête des  rois.
Parce que ce qu’on veut, c’est VIVRE

Bruxelles- Lundi 30 Janvier

Pour éviter les mauvais joueurs, le rendez vous sera donné à 13h précises sur ce site, sur bxl.indymedia.org et au numéro: 0487 / 78 37 28

Le pdf ici: flyer